Actualité, Quebec

FAUT-IL AVOIR PEUR DES ANGLICISMES ?

Pourquoi utilisons-nous des anglicismes ? D’où viennent ces emprunts à la langue anglaise ? Et faut-il s’en inquiéter pour l’avenir de la langue française ?

Il y a différents types d’emprunt à la langue anglaise. Il y a ceux qui sont habituels, rentrés dans le langage commun sans crier gare, comme « cool », « fun » ou « tennis » par exemple, d’autres qui sont culturels, comme « yoga » ou « sushi », et enfin, certains spontanés qui souvent ne résistent pas à l’épreuve du temps.

Là où c’est fâcheux, c’est quand le mot existe en français, mais qu’on préfère utiliser l’anglais pour paraître plus moderne. Le terme « sniper », par exemple, a complètement délogé celui de « franc-tireur » alors que ça veut dire la même chose.

Il y a aussi les calques syntaxiques, qui consistent à faire une phrase en français avec une tournure anglaise.

QUI EN UTILISE LE PLUS ?

Mais l’inquiétude demeure encore chez certains et le sujet déchaîne les passions. Il suscite également des débats pour savoir qui en utilise le plus entre le Québec et la France, les francophones en milieu minoritaire et les Québécois…

En France, les anglicismes ne mettent pas en péril la langue française, d’autant que certains mots anglais utilisés là-bas sont inventés et ne veulent strictement rien dire en anglais, comme footing ou pressing… C’est agaçant, mais marginal. Au Canada, on en utilise davantage et c’est évident.

UN PHÉNOMÈNE NATUREL

L’emprunt à une langue est un phénomène absolument naturel et universel. Dans une communauté bilingue comme la nôtre, le contraire serait même anormal.

Et selon M. Cardinal, la situation aurait même tendance à s’améliorer, notamment grâce au travail de l’Office québécois de la langue française.

« Ça a permis de franciser la terminologie. Avant, un ouvrier canadien-français utilisait beaucoup plus d’anglicismes, car c’étaient les seuls termes qu’il connaissait. Aujourd’hui, la langue s’est désanglicisée. »

Il juge toutefois légitime de s’inquiéter. On est une toute petite communauté à la grandeur de l’Amérique du Nord. Il y a une crainte de perdre sa langue. En France, il y a moins de prévention, car il n’y a pas le même sentiment d’invasion. »

En novembre, l’Académie française est toutefois montée au créneau contre le « franglais », dénonçant « l’invasion des termes anglo-saxons » et la « détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe ».

DIFFÉRENTS SELON LES PAYS

Ce ne sont pas les mêmes termes qui sont utilisés partout. Si le Canada comme la France parlent le français, on dira « stationnement » ici, mais « parking » de l’autre côté de l’Atlantique.

La raison pour laquelle on emprunte à l’anglais est, en revanche, plus facilement explicable.

 

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